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Besoins et priorités en promotion de la santé pour Bruxelles

Visée du secteur de la promotion de la santé à Bruxelles

Améliorer la santé des Bruxelloises et des Bruxellois
Réduire les inégalités sociales de santé qui existent dans la Région de Bruxelles-Capitale

Définition de la santé

L’action du secteur repose sur une vision positive, globale et multifactorielle de la santé. Nous nous référons à la constitution de l’OMS de 1948 qui définit la santé comme « un état complet de bien-être physique, mental et social et ne constitue pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité. »

Cette définition est complétée par la Charte d’Ottawa, fondant, en 1986, la promotion de la santé. La santé n’est pas une fin en soi et doit être considérée comme une ressource de la vie quotidienne permettant à l’individu et à la collectivité de « réaliser ses ambitions et de satisfaire ses besoins, d’une part, et d’évoluer avec le milieu ou de s’adapter à celui-ci, d’autre part ».

Cette vision sous-tend une approche de la santé à travers ses déterminants sociaux et non-médicaux. Les interventions qui en découlent s’inscrivent dans un grand nombre de secteurs dont celui des soins.

Définition de la promotion de la santé

La promotion de la santé est définie dans la Charte d’Ottawa comme « le processus qui confère aux populations les moyens d’assurer un plus grand contrôlesur leur propre santé et d’améliorer celle-ci ». La définition de la Charte de Bangkok met l’accent sur les déterminants de santé en parlant de « meilleure maîtrise sur ce qui détermine la santé ».

La situation des inégalités sociales de santé à Bruxelles

Les inégalités sociales de santé sont des « différences d’état de santé importantes et évitables entre des personnes appartenant à des groupes sociaux différents. Elles concernent toute la population selon un gradient social qui augmente régulièrement des catégories les plus favorisées aux catégories les plus défavorisées »¹.

Bruxelles se caractérise par une dualisation socio-économique qui recoupe largement une dualisation géographique selon les communes voire les quartiers. Ces disparités entre groupes sociaux et entre territoires se traduisent en inégalités en matière de santé (mortalité, morbidité, prévalence, styles de vie).

Nous citerons ici en exemple quelques indicateurs fournis par l’Observatoire de la santé et du social de Bruxelles montrant ces disparités :

  • Le taux standardisé de mortalité chez les jeunes hommes ne disposant pas de diplôme est de plus de 2,6 fois supérieur à celui des jeunes hommes diplômés de l’enseignement supérieur. (baromètre social 2014)
  • La mortalité prématurée (avant 65 ans) est significativement plus faible pour les habitants des communes les plus aisées que pour les habitants des autres catégories de communes. (tableau de bord 2010)
  • La mortalité par cardiopathie sischémiques est d’autant plus importante que le statut social de la commune de résidence diminue. (tableau de bord 2010)
  • Le taux de mortalité par diabète des femmes avant 65 ans est plus de trois fois plus élevé dans les communes intermédiaires et pauvres que dans les communes aisées. (tableau de bord 2010)
  • Les personnes les moins diplômées ainsi que les chômeurs se sentent en moins bonne santé que les autres. (tableau de bord 2010)
  • La prévalence de problèmes de santé mentale et de souffrance psychique augmente lorsque l’on descend dans l’échelle sociale. (tableau de bord 2010)
  • Alors que le tabagisme est un déterminant important de la mortalité, parmi les moins diplômés, 29,3% des Bruxellois déclarent fumer tous les jours, contre 20,7% chez les personnes ayant un diplôme d’études supérieures. (tableau de bord 2010)
  • Il y a près de deux fois plus de sédentaires parmi les Bruxellois les moins instruits que parmi ceux qui ont un diplôme de l’enseignement supérieur. (tableau de bord 2010)
  • L’épidémie de VIH/sida est importante à Bruxelles. L’incidence, la mortalité et l’accès aux soins varient selon les groupes de population. Les hommes belges contaminés par voie homo/bi-sexuelle et les hommes et femmes non belges, dont la majorité provient d’Afrique subsaharienne, contaminés par voie hétérosexuelle sont des groupes particulièrement vulnérables. (tableau de bord 2010)

Approche générale pour réduire les inégalités sociales de santé

Le secteur se donne comme priorité de réduire les inégalités sociales de santé existant sur le territoire bruxellois. Pour ce faire, une approche spécifique doit être adoptée.

Lutter contre les inégalités sociales de santé c’est :

  • Avant tout, lutter contre la précarité et les inégalités sociales en général à travers des politiques adaptées assurant la sécurité et l’inclusion sociales.
  • Agir sur la cause des causes à savoir les déterminants sociaux et non-médicaux de la santé comme l’éducation, la culture, l’emploi, l’environnement, la mobilité, le lien social…
  • Prendre en compte le fait que les inégalités entretiennent des relations entre elles (ex : les inégalités face au logement sont en lien avec les inégalités de revenus, elles-mêmes en relation avec les inégalités liées à l’éducation…). Une approche globale et systémique de la problématique est donc indispensable. Les leviers d’action dans cette perspective sont par nature intersectoriels.
  • Agir sur l’ensemble du gradient social² en rendant les actions proportionnelles au désavantage social c’est-à-dire que les programmes sont destinés à tous, mais mis en œuvre en fonction du niveau de précarité et des besoins (universalisme proportionné).
  • Agir dès la naissance et sur l’ensemble du cycle de vie des populations.
  • Lutter contre les facteurs de discrimination et de stigmatisation qui pénalisent souvent les publics les plus vulnérables.
  • En lien avec le caractère multifactoriel de la santé, mettre à l’agenda l’équité en santé dans tous les secteurs de l’action publique. Mais aussi, évaluer les politiques, programmes et actions à l’aune des inégalités sociales de santé.

Stratégies transversales d’action du secteur de la promotion de la santé pour réduire les inégalités

En lien avec la charte d’Ottawa qui institue la promotion de la santé et en lien avec la complexité des problématiques relevées depuis de nombreuses années par les actrices et les acteurs de promotion de la santé à Bruxelles, les actions de promotion de la santé doivent s’appuyer sur les stratégies fondamentales suivantes :

  • Les actions de promotion de la santé reposent sur la participation des publics. L’approche communautaire de la santé permet d’amener les communautés à définir elles-mêmes les priorités, à prendre elles-mêmes des décisions et à agir elles-mêmes pour la santé.
  • Les actions de promotion de la santé se fondent sur des partenariats s’opérant entre secteurs afin d’agir de manière coordonnée sur les différents déterminants de santé au cœur des réalités de terrain. L’intersectorialité, le travail en réseau et les stratégies concertées caractérisent les actions du secteur.
  • La promotion de la santé s’appuie sur des démarches éducatives qui permettent de développer chez les personnes des aptitudes leur donnant plus de capacités pour agir individuellement et collectivement sur les déterminants de la santé (empowerment).
  • L’action pour créer des environnements sociaux, culturels, économiques, matériels, physiques favorables à la santé et qui soutiennent l’adoption d’attitudes saines est promue. Les actions centrées exclusivement sur les comportements sont contre-productives surtout auprès des populations n’ayant pas les moyens de s’y conformer.
  • La promotion de la santé défend une approche par les milieux de vie s’écartant d’une approche par problèmes. Elle permet d’agir dans un espace physique donné où des publics consacrent leur temps : domicile, lieu d’accueil, école, lieu d’hébergement, travail, maison de repos…
  • La réduction des risques est une stratégie de promotion de la santé visant à prévenir les dommages liés à l’utilisation de drogues chez les personnes qui ne peuvent ou ne veulent pas s’abstenir d’en consommer.
  • Toute action de promotion de la santé prend en compte la dimension culturelle des acteurs qui y sont impliqués, en prenant appui sur leurs références culturelles au sens large et sur leurs représentations sociales.
  • Les acteurs et les actrices de promotion de la santé veillent à inclure dans leurs actions une approche de genre.
  • La promotion de la santé s’inscrit également dans le secteur du soin. Le décloisonnement entre l’activité de nature curative et la prévention ainsi que l’articulation de la promotion de la santé avec les pratiques de soins contribuent à une meilleure efficacité des actions en faveur de la santé de la population.

 


¹ www.inegalitesdesante.be
² Partout dans le monde, plus on est pauvre, moins on est en bonne santé. À l’intérieur des pays, les données montrent qu’en général, plus un individu occupe une position socio-économique défavorable, plus il est en mauvaise santé: ce gradient social concerne toute l’échelle socio-économique, de haut en bas. Il s’agit d’un phénomène mondial, que l’on constate dans les pays à revenu faible ou intermédiaire comme dans ceux à revenu élevé. Le gradient social signifie que les inégalités sanitaires touchent tout un chacun. (www.inegalitesdesante.be)

À partir de leurs actions, les actrices et acteurs du secteur recensent les priorités suivantes :

En première ligne :

  • Favoriser l’accessibilité aux soins, aux programmes de prévention et de réduction des risques. Il s’agit d’adapter les programmes en fonction des besoins et des spécificités des publics. Plus spécifiquement, c’est également mettre en lien des personnes coupées de l’accès aux ressources social-santé avec l’offre de services bruxelloise. Il y a donc nécessité d’accompagner et d’orienter les publics à travers une coordination intersectorielle. Ceci comprend également l’accès au matériel de prévention. Des approches de proximité et mobiles sont pertinentes et primordiales dans ce sens.
  • Renforcer les connaissances et les compétences psychosociales des individus et des communautés en vue d’accroître leurs capacités d’agir sur la santé. Cela passe par l’optimisation de l’accès à l’information santé (sur les droits, le fonctionnement des systèmes, les offres de service, les déterminants de santé, les facteurs de protection, les manières d’agir sur la santé…) mais aussi par la mise en œuvre de projets éducatifs permettant de renforcer des compétences influençant positivement la santé notamment le développement de la littératie en santé, de l’autonomie, du lien social…
  • Promouvoir des espaces d’action communautaire où des individus et des communautés peuvent se rencontrer, s’exprimer, réfléchir ensemble et co-construire des stratégies en faveur de la santé dans leur quartier, dans leur milieu de vie.

En deuxième ligne :

  • Soutenir et accompagner les professionnels-relais et les acteurs de différents secteurs à la mise en œuvre de démarches, projets et d’actions de promotion de la santé. Cela passe par la mise à disposition de ressources (documentation, outils, données) et d’une offre pédagogique (formation, accompagnement, supervision) spécifiques sur différents aspects : méthodologies, thématiques, approche pédagogique, publics… Elles doivent permettre d’initier des actions et des démarches de promotion de la santé ou de les améliorer mais aussi de lutter contre l’isolement de la ou du professionnel-le dans sa pratique. Les acteurs et actrices visés englobent également les prestataires de soins de première ligne.
  • Renforcer des dynamiques intersectorielles en créant des espaces d’échange et de concertation où des professionnel-les-relais, des politiques, des institutions de différents secteurs mais aussi des usager-e-s et des citoyen-ne-s peuvent s’emparer des questions de santé. Ceci doit amener les actrices et acteurs à travailler en réseau et de manière coordonnée sur les problématiques déterminées.
  • Eclairer les politiques sur les démarches de promotion de la santé et sur leur efficacité et soutenir une approche interministérielle de la santé. L’amélioration de l’état de santé et la réduction des inégalités sociales de santé dépendent de choix politiques qui ne relèvent pas seulement des ministères de la santé. Il s’agit également d’évaluer l’impact sur la santé des politiques et projets initiés dans différents champs. Dans le paysage institutionnel belge et bruxellois, des coopérations avec les autres domaines de compétences politiques sont primordiaux (ex : convention entre la Fédération Wallonie-Bruxelles et la Cocof en ce qui concerne la promotion de la santé à l’école).
  • Recueillir et analyser des données spécifiques, objectives, fiables et comparables et développer un système de veille sur différentes problématiques de santé (ou sur les pratiques pour lutter contre celles-ci) en collaboration avec les observatoires, les universités, l’Institut de santé publique, le Centre fédéral d’expertise des soins de santé (KCE) et également les actrices et acteurs de terrain. Par ailleurs, il s’agit aussi de croiser des savoirs scientifiques avec des savoirs profanes (expériences du vécu, représentations, cultures…) et de les transmettre.

Pour être efficace, le secteur agit à plusieurs niveaux, déterminant différents types de destinataires. Ces niveaux s’articulent entre eux. Notons qu’en promotion de la santé, les destinataires sont également envisagés comme des partenaires à la mise en place des démarches, des projets et des actions.

En première ligne :

Le secteur travaille en prise directe avec les populations de tout âge : enfants – adolescents – adultes – personnes âgées.

Il oriente ses actions plus particulièrement vers :

  • les personnes en situation de précarité sociale ;
  • des publics spécifiques liés à des thématiques et/ou à certaines vulnérabilités : les sans-abris, les migrants (sans-papiers), les usager-es de drogues, les prostitué-e-s (homme/femme/trans), les LGBTI, les publics des milieux festifs, les personnes analphabètes, les personnes illettrées, les personnes détenues, les personnes exclues des soins, les femmes excisées, les personnes victimes de violence, les personnes handicapées… ;
  • les habitant-e-s en lien avec les spécificités de leur quartier ;
  • les patient-e-s, leur famille et leur entourage.

Par ailleurs, des actions de promotion de la santé touchent le grand public ou un plus large public (la société civile, les associations de citoyens, les travailleurs…).

En deuxième ligne :

Il destine ses actions à des actrices et acteurs oeuvrant directement ou indirectement avec le public cible décrit plus haut :

  • des professionnel(le)s-relais (de manière large ou spécifique) provenant de secteurs différents :
    • des actrices et acteurs de promotion de la santé, de la réduction des risques et de la médecine préventive (porteurs de projets, documentalistes, créateur d’outils…) ;
    • des actrices et acteurs de la recherche et du monde universitaire ;
    • des actrices et acteurs de secteurs variés : acteurs du scolaire (directions, équipes éducatives, PSE…), de l’extrascolaire, de l’action sociale (CPAS, services sociaux), de la cohésion sociale et de l’éducation permanente (alphabétisation, insertion socioprofessionnelle…), du développement durable, actrices et acteurs psycho-médico-sociaux (services de santé mentale, maisons médicales, aide aux personnes…), du secteur de l’immigration (centre d’accueil pour réfugiés, associations de migrants, office des étrangers, MENA…), du secteur du festif (organisateurs d’événements…), du secteur de l’EVRAS, du secteur médical et paramédical (médecins, infirmiers, hôpitaux, diététiciens, kinésithérapeutes…), du secteur jeunesse (aide à la jeunesse, maison de jeunes)…
  • des relais non-professionnels : des bénévoles, des adultes-relais, des pairs…
  • des futur-e-s professionnel-le-s ;
  • des politiques : élus locaux, régionaux, communautaires, fédéraux et leur cabinet ;
  • des administrations : communes, régions, conseil d’avis, services publics, employés communaux ;
  • des médias.

En troisième ligne :

Le secteur agit également en troisième ligne c’est-à-dire qu’il fournit un soutien (formation, documentation, information, accompagnement…) à des professionnel-les-relais qui travaillent eux-mêmes en appui à d’autres professionnel-les et institutions.

Pour répondre aux besoins des Bruxelloises et Bruxellois, le secteur met en œuvre différentes types d’action correspondant à des compétences spécifiques :

En première ligne, le secteur :

  • réalise des accompagnements psycho-médico-sociaux ou pluridisciplinaires des publics notamment en ce qui concerne le dépistage, la prévention, l’orientation vers les services appropriés… Ces accompagnements incluent l’écoute, le soutien et l’information ;
  • forme et sensibilise les publics (animation santé, groupe de paroles, formation par les pairs…) dans une perspective de renforcement des compétences mais aussi de recueil des besoins ;
  • diffuse des informations sur la santé et ses déterminants à travers une relation de proximité (ceci implique l’adaptation des informations) ;
  • développe des actions collectives et d’empowerment en lien avec la santé dans différents secteurs et lieux de vie (action communautaire en santé) ;
  • réalise un travail de proximité, de terrain en allant proactivement sur les lieux de vie des publics visés avec une perspective d’établissement d’un lien de confiance avec ces derniers.

En deuxième ligne et en troisième ligne, le secteur :

  • accompagne d’un point de vue méthodologique les professionnel-les-relais (individus/équipes/projets/programme de santé publique et de santé communautaire) afin de mettre en œuvre des démarches de promotion de la santé dans leur contexte (et ce compris la création et la diffusion d’outils, l’évaluation des programmes et actions) ;
  • initie, anime et coordonne des concertations (réseau, fédération…) ;
  • met en œuvre des évaluations de programmes, de projets voire de politiques publiques ;
  • crée et diffuse par différents moyens des supports pédagogiques (expression, participation, réflexion) et d’information (brochures, revue (imprimé et numérique), base de données, site internet) ;
  • crée et diffuse de la documentation et des outils documentaires (centre de documentation / veille documentaire / création et maintenance de base de données / site web / newsletter) ;
  • se fait l’interface entre des professionnel-les et des politiques ; et entre des professionnel-les de secteurs différents (travail d’interfaçage) ;
  • crée des espaces d’échanges de pratiques et de savoirs (colloque, groupe d’échanges) ;
  • crée, anime et évalue des formations de professionnel-les et de relais ;
  • effectue des recherches sur des problématiques précises ;
  • recueille des données à travers des enquêtes qualitative et quantitative, les analyse et effectue un monitoring (information sanitaire) ;
  • remplit une mission d’observation ;
  • supervise des institutions en lien avec leurs actions de promotion de la santé ;
  • fournit des avis d’expertise aux organes consultatifs, aux administrations et aux gouvernements ;
  • sensibilise les professionnel-le-s psycho-médico-sociaux de seconde ligne aux vulnérabilités des publics concernés.

De manière large, le secteur :

  • organise des plaidoyers (défense d’une politique, de droits, d’une approche…) ;
  • crée, lance et évalue des campagnes de communication multicanale (newsletter, web, revue, spot audiovisuel).

En lien avec les problématiques qu’il soulève à Bruxelles, le secteur travaille notamment sur les thématiques suivantes :

Qualité de vie et modes de vie : logement, pauvreté, endettement, insertion socioprofessionnelle, lien social, alimentation, sommeil, activité physique, attitudes saines, environnement, éducation, mobilité, citoyenneté, accès à l’information, fracture numérique, égalité des chances, égalité des genres, situation administrative…

Prévention : dépistage et vaccination, maladies chroniques et infectieuses (diabète, cancers, cardiopathie, tuberculose, Sida/IST), facteurs de risque (obésité)…

Santé mentale : estime de soi, prévention du suicide…

Santé sexuelle et reproductive : EVRAS, Sida/IST, genres et sexualités, IVG, contraception, sexualité et handicap, parentalité, corps, santé des seins…

Assuétudes : consommations problématiques, dépendances (tabac, drogues, alcool…), jeu, cyberconsommation…

Violences : violence conjugale, violence intrafamiliale, violence sexuée (violence liée à la prostitution, mutilations génitales féminines, mariages forcés, exploitation et traite des êtres humains), stigmatisation (homophobie, sérophobie)…

Soins : accès aux soins, relation soignant-soigné, surmédicalisation de la santé, relation entre soignants…

Outre les stratégies propres à la promotion de la santé [confer supra], les actions du secteur sont guidées par des méthodes spécifiques comme :

  • la co-construction des projets et des outils avec les publics et les partenaires ;
  • le cycle de projet reposant sur la séquence : diagnostic/problématique/demande, objectifs, moyens, évaluation ;
  • l’évaluation qualitative et continue centrée sur le processus et sur le résultat ;
  • la méthode d’analyse en groupe ;
  • l’articulation de plusieurs niveaux d’action 1ère ligne / 2e ligne / 3e ligne ;
  • la recherche-action (les enquêtes ethnographiques) ;
  • la formation-action ;
  • la concertation entre usagers et la formation par les pairs.

Mais aussi, la constitution de groupe d’experts (relais vers le politique), le courtage de connaissance, l’éducation populaire (esprit critique, intelligence citoyenne, réflexion sur les enjeux), l’analyse de genre, la communication motivationnelle, l’auto-gestion et le marketing social.

Plus particulièrement, certains opérateurs se caractérisent par :

un travail de nuit, un travail de rue, de l’outreach¹, la pratique du bas-seuil de l’accès aux soins, un travail avec les familles, le testing de produits psychotropes (notamment en festival), l’organisation de centrales d’achat de matériel de prévention divers (injection, préservatif…), la labélisation de lieux (quality nights), l’organisation de plateforme d’usagers, un travail avec des bénévoles, un travail avec des jobistes (notamment des pairs), un travail de thésaurisation des outils et publications du secteur, des liens avec des pays du Sud.

 


¹ Approche mobile et de proximité où les professionnel-les-relais vont proactivement à la rencontre des usager-es dans leur environnement pour leur offrir des services.

Baromètre social 2014 : Rapport Bruxellois sur l’Etat de la pauvreté, Observatoire de la santé et du social Bruxelles, 2014

Proposition du CSPS pour un Programme quinquennal de promotion de la santé à partir du 1er janvier 2015, septembre 2014

Le référentiel des Centres Locaux de Promotion de la Santé : Vers une politique active en promotion de la santé, les Centres Locaux de Promotion de la Santé, juin 2014

Action communautaire en santé : Un outil pour la pratique, Bruxelles, SACOPAR & CLPSCT, 2013

Guide pour une réforme de la Promotion de la santé, in : Prospective Jeunesse, n°61, 2012

La santé partout et pour tous. Plaidoyer pour une politique exigeante, Collectif des acteurs de promotion de la santé de la Fédération Wallonie-Bruxelles, 2012

La réduction des inégalités sociales de santé : Un défi pour la promotion de la santé, Conseil Supérieur de la promotion de la santé, 2011

Tableau de bord de la santé en Région bruxelloise 2010, Observatoire de la santé et du social Bruxelles, 2010

Décret relatif à l’offre de services ambulatoires dans les domaines de l’action sociale, de la famille et de la santé, Commission Communautaire Française de la Région de Bruxelles-Capitale, 2009

Charte de Bangkok pour la promotion de la santé à l’heure de la mondialisation, OMS, 2005

Les déterminants sociaux de la santé : Les faits, OMS, 2004

Décret du 14 juillet 1997 portant organisation de la promotion de la santé en Communauté française, Communauté française, 1997

Charte d’Ottawa pour la promotion de la santé, OMS, 1986