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MÉMORANDUM 2019
des fédérations bruxelloise et wallonne de promotion de la santé

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Des propositions d’actions pour promouvoir la santé

La santé est un « état complet de bien-être physique, psychique et social » : contrairement à la vision qu’en donne le prisme biomédical, elle ne peut donc être envisagée comme la seule absence de maladie. Depuis plus de 20 ans, les acteurs de la promotion de la santé tentent de faire valoir cette approche globale de la santé, en faisant des citoyens de véritables acteurs de leur bien-être. Bénéficiant de l’apport des sciences sociales, cette approche se révèle d’autant plus pertinente dans un contexte où le déficit de la sécurité sociale se creuse et où les maladies dites « de civilisation » (surpoids, troubles musculo-squelettiques, addictions, dépression, burn-out…) ne cessent de progresser.

Comme le rappelle l’OMS, on ne peut juger du développement d’une société que d’après l’état de santé de sa population, la répartition plus ou moins équitable de la santé entre les différents échelons de la société et le degré de protection contre les désavantages résultant d’une mauvaise santé. Or, selon une recherche canadienne de 2012, le système de santé ne contribuerait qu’à hauteur de 25% dans ce qui fait la santé. L’approche purement curative est de toute évidence insuffisante pour maintenir les populations en bonne santé : il est donc urgent d’opérer un changement de paradigme et de travailler en amont, à la fois sur les déterminants sociaux de la santé (niveau de revenu,  conditions de logement et de travail, niveau d’instruction, réseaux de soutien social, environnements, mobilité, accès aux services de santé…) et la capacité des populations à agir sur ces déterminants.

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MÉMORANDUM 2015
à destination des femmes et des hommes politiques bruxellois

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Investir dans la promotion de la santé, ça rapporte !

Bruxelles accumule une série de difficultés dues à la situation socio-économique et à ses caractéristiques de grande métropole :

25,5 % des enfants naissent dans un ménage sans revenu de travail ;
36,4% des jeunes sont au chômage ;
1/3 de la population vit avec un revenu inférieur au seuil de risque de pauvreté¹ et les écarts d’espérance de vie à la naissance entre les communes les plus pauvres et les plus aisées s’accroissent…

Et les écarts d’espérance de vie à la naissance entre les communes les plus pauvres et les plus aisées s’accroissent … Malgré un investissement constant dans les soins médicaux, les services psycho-médicosociaux sont saturés … Des écarts de santé importants et injustes subsistent voire s’aggravent au sein de la population²…

Un cadre politique européen pour la santé et le bien-être, Santé 2020, réaffirme l’absolue nécessité de lutter contre les inégalités sociales et en particulier celles liées à la santé³…

Face à ces défis, nous jugeons indispensable de rappeler la place centrale de la promotion de la santé et la nécessité de l’inscrire dans l’ensemble des programmes politiques.

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